Les aristocrates de Dubrovnik comme les émissaires de retour d’Istanbul et de Travnik, la capitale de la province bosnienne ottomane, séjournaient le plus souvent en quarantaine au neuvième lazaret. Il a ainsi été nommé le «Lazaret des émissaires», où les aristocrates avaient, selon nos connaissances, deux privilèges. Leur lazaret était toujours fraichement blanchi à la chaux et équipé d’une table.
Les émissaires de Dubrovnik étaient accompagnés d’une quinzaine de personnes, parmi lesquelles figuraient un drogman, l’interprète en langue turque ottomane, le chapelin, un barbier et les serviteurs. Les membres de la délégation étaient toujours logés dans deux lazarets voisins.
En tant que membre le plus important de la délégation, au septième lazaret, connu comme le «Lazaret de drogman» séjournait un drogman, accompagné probablement du chapelin et du barbier.
Les serviteurs séjournaient dans le huitième lazaret, qui fut dès lors nommé «Lazaret des serviteurs des émissaires».
Les émissaires de Dubrovnik ainsi que tous les membres de la délégation portaient toujours avec eux des sacs remplis de marchandises diverses provenant de l’Orient, des chaussures, des bottes et des chaussons, des robes, des pantalons d’hommes aux jambières étroites fuselé, des voiles, des écharpes, des sacs de soie, des éventails en plumes.